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Réalisation d'un coffre

Par Philippe Cornetet

 

Fiche technique avec explications et plans pour la fabrication d'un coffre sur le modèle du coffre de communauté de Noyon.

Les sources

Comment avoir toutes ses affaires sous la main sur un camp sans créer d'anachronisme (sac moderne entre autre) ni être obligé de faire de nombreux allers-retours sous la tente ? Une des solutions consiste à réaliser un coffre. Cet objet a le gros avantage d’être décoratif et doublement pratique : réalisé à la bonne taille, il fait aussi banc !

 

Pour mes deux coffres, je me suis inspiré du coffre de Noyon (Oise), en modèle réduit.

 

Coffre de Noyon : Musée du Noyonnais
Coffre de Noyon : Musée du Noyonnais

J’ai tout d’abord regardé ce qui ce faisait dans le commerce au niveau planche rabotée, pour un coût raisonnable. Le coffre ne devant pas peser trop lourd pour être facilement transportable, j’ai opté pour de la planche de pin. Le plan comporte des mesures valables pour une planche de 240cm x 19 cm x 2,7 cm. Mais les proportions sont toutes aussi valable pour d’autre dimension de planche. L’assemblage est fait sur champ, à l’aide de chevilles de section carré, taillées dans les chutes. La forme des chevilles est correcte par rapport au modèle de Noyon.

 

Graphique provenant d'un article "Le trésor de la cathédrale de Noyon retrouvé" de MM. Max Polonovski et Gilles Perrault (L'Estampille, n° 208, Novembre 1987, p. 32-53).
Graphique provenant d'un article "Le trésor de la cathédrale de Noyon retrouvé" de MM. Max Polonovski et Gilles Perrault (L'Estampille, n° 208, Novembre 1987, p. 32-53).

Le coffre une fois terminé pèse un certain poids, mais il est solide et reste déplaçable sans trop d’efforts, attention tous de même à ne pas le remplir d’objets trop lourds !  Les miens contiennent sans peine tous mes vêtements et accessoires nécessaires au camp et restent portables par une seule personne.

 

Une serrure à secret viendra bientôt compléter le premier coffre, lorsque j’aurai trouvé un modèle qui me convient. Pour le second, nous avons utilisé un cadenas à ressort, comme on en trouvait parfois à l’époque.

Premier modèle

Pour le premier modèle, qui est le prototype, les pentures ont été réalisés dans de la tôle d’acier de 1,5 mm. Elles font 2 cm de large et ont été martelées après découpe pour effacer l’aspect industriel de la tôle.

 

Cet acier est naturellement noir, mais il est possible de noircir un acier clair en le chauffant puis en le trempant dans de l’huile. Les charnières ont été formées à froid, les gonds sont réalisés dans une tige de laiton, se qui évitera un grippage de la charnière par oxydation. Les clous de fixation sont rabattus dans la matière à l’intérieur du coffre, ce qui est là aussi conforme à l’original.

Second modèle

Pour le second modèle, j’ai utilisé du fil d’acier recuit de 4 mm de diamètre pour reproduire les pentures de l’original.

 

Les fils sont mis en forme à froid et fixé entre eux et au coffre par une série d’agrafes réalisées en fil de 1.6 mm.